“25 juillet 2008 : fin du Tour de France à la Voile 2008”
Aoste et Vous

Les Shades, sensation des plages de l’été !

À la lecture du dossier de presse des SHADES, le groupe qui va accompagner pendant tout l’été le Tour de France à la Voile avec ses concerts enflammés, j’ apprends plusieurs choses : la première qui me saute aux yeux, c’est qu’ils sont beaux les petits enfoirés.

Tout de blanc vêtus, bottines vernies ou chaussures de sport vintage, ces 5 gaillards maîtrisent leur image et tout en s’inscrivant dans la tendance « retour au rock de papa », on se rend tout de suite compte qu’ils sont différents. La seconde, c’est que la presse le confirme de façon quasi unanime : ils sont différents (et ils disposent d’une galerie de photos de presse quasi infinie !).

Pour ceux qui sont passés à côté de l’un des phénomènes musicaux les plus étonnants et massifs de ces dernières années, petit rappel : le rock est revenu et leurs nouveaux ambassadeurs sont tous ou presque mineurs ! La jeune France se divise maintenant en 2 : les baby-rockers, comme les surnomment affectueusement les retraités-rockers et les Tecktonics !

Mais revenons-en à nos angéliques portes-paroles d’une génération qui s’habille bien et écoute de la belle musique. Alors que leurs camarades* signaient de gros contrats avec les majors du disque et se précipitaient pour sortir un premier album qui permette de ne pas rater la vague, eux réfléchissent.

Je souris en lisant qu’un « gros producteur leur a proposé d’aller enregistrer en Amérique » et qu’ils ont refusé. Je les prends au sérieux quand j’apprends que c’est pour signer avec Bertrand Burgalat, l’un des représentant les plus branchés d’une scène alternative pop avec son label Tricatel.

La musique avant tout. Et ça paye ! La preuve, il me faut plus de 3h pour lire l’ensemble des papiers parus sur eux et leur album ! J’étais donc impatient de me faire une idée sur ce disque qui avait tout pour me combler là où les autres avaient échoué !

Le hasard fait bien les choses, alors que j’attendais justement de recevoir l’album, je tombe sur eux dans l’émission Paris Dernière, en pleine nuit. Ils sont chez Bertrand Burgalat, soirée privée avec leurs amis, la vodka semble avoir coulé à flot, trop pour être pertinents devant la caméra, bien assez pour envoyer un signal clair : la relève est arrivée et elle n’a pas froid aux yeux !

* Naast, Plasticines, BB Brunes, tous passés par les incontournables soirées Rock n’Roll Friday au Gibus organisées par Philippe manœuvre et Rock n’ Folk

Val Thorens, la neige à la mer

En regardant pour la première fois la liste des équipages qui prenaient le départ à Dunkerque, j’ai été surpris de découvrir qu’une équipe amateur venait de Val-Thorens. Après avoir vérifié que les côtes françaises n’abritaient pas de ville du nom de Val-Thorens-sur-Mer, j’ai dû me rendre à l’évidence :

Ça ne suffit plus aux savoyards de conquérir chaque hiver le cœur de nos douces lorsqu’on a le malheur de les abandonner sur les pistes le temps d’un vin chaud au Bar des Remontées, il faut maintenant qu’ils s’attaquent aux plages l’été ! Et à la voile, s’il vous plait !

Non contents de venir provoquer les marins pure souche sur leur propre terrain, ils se permettent même l’année dernière de gagner la course « amateur » dès leur seconde participation, en terminant 9e du classement général. Chapeau les gars ! Je sens que je vais être un de vos supporters.

Mais où s’entraînent-ils ? Comment on fait pour retrouver en plein milieu des Alpes les sensations du large de Dieppe, pour travailler les parcours en banane et tout le reste ? je leur poserai la question à Dunkerque, promis.

Vous savez comme moi comment ça va finir cette histoire…L’hiver prochain, après s’être entraînés toute la saison sur de la neige synthétique, les marins des quatre coins de la France vont envahir les stations de ski pour laver leur honneur à grands coups de schuss (et de boules-de-neige) ! Le problème c’est que si les montagnards vont à la mer et les marins à la montagne, que va-t-il rester aux Parisiens ?

Cantonnés à Paris-plage ??

Polémique Champagne

Il y a quelques semaines, quand j’ai présenté à mon binôme (l’heureux créateur de ce blog) les 2 articles fondateurs de www.aosteetvous.fr, il a tiqué sur un point, que j’ai supprimé sur ses conseils.

J’avais écrit « un sport dans lequel on déverse autant de litres de Champagne à la mer ne peut être pratiqué que par des gentlemen ».

Ces images de bouteilles secouées puis vidées de leur contenu sur les participants me tournent depuis dans la tête. Ai-je confondu avec la Formule 1 ? Après tout c’est bien possible, les dimanches somnolents devant Stade 2 ne sont pas très fiables, j’en ai peur.

Mais il me semble bien que les marins baptisent leurs bateaux, non ?
Et ils ne font pas ça au Perrier, si ?

Un peu vexé qu’on m’ait proposé des changements sur mon premier article, je ruminais cette histoire quand ENFIN je tenais la vérification de mes dires au bout de la rame ! Grâce à l’équipage de Centrales Nantes dont le site a attiré mon attention sur la cérémonie de baptême des bateaux, j’ai regardé toutes les vidéos que j’ai trouvées sur dailymotion, lu les communiqués de presse des différentes équipes et ai pu vérifier de mes propres yeux que :

OUI, on baptise un bateau systématiquement avant sa première sortie en mer en cassant une bouteille de Champagne sur la coque.

OUI, en voile, comme en Formule 1, on adore pouvoir se déverser des litres de Champagne dessus en cas de victoire.

Je souhaitais seulement rétablir la vérité, réparer une injustice dont un pauvre jeune homme a été victime et surtout faire paraître dans un article cette phrase que j’aime bien, malgré tout… Preuve vidéo à l’appui!


Un sport dans lequel on déverse autant de litres de Champagne à la mer ne peut être pratiqué que par des gentlemen, n’est-ce pas ? Des gentlemen susceptibles ?

Inaugurations des bateaux !

Ces jours-ci les équipages présentent officiellement et pour la première fois leurs bateaux, décorés aux couleurs du team et des sponsors. Aux quatre coins de la France, et même plus loin, les côtes sont le théâtre de cérémonies au rituel étrange : avant leur premier voyage en mer, les bateaux sont baptisés au Champagne par le parrain de l’équipage, la légende voudrait que ce geste éloigne les démons de la mer…

Récit croisé des inaugurations des Batisseurs du Morbihan, (qui présentent la particularité d’aligner cette année au départ 3 équipages, un dans chaque catégorie : amateur, étudiant et professionnel) et de celle de l’équipage étudiant de EPA Team Voile Centrale Nantes qui dévoilait hier le nom de son parrain.

Les 14 équipiers du EPA Team Voile Centrale Nantes, qui prendront le départ aux côtés du professionnel Jean Queveau, le connaissent bien leur bateau : c’est eux qui l’ont entièrement monté !

«Début février, deux voitures chargées à ras bord prenaient le départ pour la base sous-marine de Lorient dans laquelle nous attendait notre Mumm30, fraîchement loué, en pièces détachées » me racontent-t-ils.

Pour eux comme pour la plupart des équipages non professionnels, les budgets sont serrés et ne permettent pas toutes les excentricités. Alors quand fin mai je les croyais « profitant de l’accalmie avant la tempête », ils étaient en fait en train de faire tout le bricolage nécessaire pour que les bateaux puissent prendre la mer. Sans parler de la traditionnelle personnalisation des coques qui permet de repérer facilement nos chouchous, malgré « la monotypie des bateaux qui laisse seul le talent des marins s’exprimer sur l’eau»…

Le Team Centrales Nantes compte bien se faire repérer cette année et va arborer de nouvelles couleurs que vous allez découvrir ici en avant première! En voici les premières images, prises mardi lors de l’inauguration officielle. Vous reconnaîtrez le parrain (1) de l’équipage, dont le nom était tenu secret jusqu’à l’inauguration du bateau, peut-être une nouvelle superstition de marins!

(c) photo : Martin Coudriet

Le 5 juin dernier, c’était à la Cité de la Voile Académie Eric Tabarly (wouahou !) que les Bâtisseurs du Morbihan présentaient pour la première fois les 3 bateaux de leurs équipages regroupés au sein du projet inédit Morbihan Génération Voile.

La décoration des 3 Mumm30 impressionne, rouge et jaune aux couleurs des sponsors, chaque bateau étant discrètement identifié par une inscription en noir précisant la catégorie dans laquelle il navigue. Classe.
Un soucis du détail confirmé par la série de photos réalisées le jour de l’inauguration, à quai ou en mer (on peut voir sur la photo ci-dessus je joueur de biniou qui a accompagné l’arrivée des Mumm30).

Les Morbihannais sont précis et leur organisation est redoutable, le ballet de leurs 3 bateaux et tous ces hommes en rouge ne laissent aucun doute : le rouge et jaune, on ne risque pas de passer à côté pendant le TFV !

La spécificité de l’équipage étudiant, outre leur parrain (2), c’est que tous les équipiers sont des universitaires alors que le TFV étudiant a toujours été disputé par des Grandes Écoles, détail qui a son importance. Ils représenteront d’ailleurs la France en octobre prochain lors de la Coupe du Monde de Voile des Étudiants. La classe, je vous dis !

Une fois les bateaux prêts, décorés et inaugurés, direction Dunkerque via la route pour la batterie de contrôles avant le prologue et enfin, la course !

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(1) Le parrain de EPA Team Voile Centrale Nantes est Olivier Herledant, n°1 mondial de match racing, ancien élève et actuel thésard à l’Ecole Centrale de Nantes.

(2) Le parrain du team étudiant des Bâtisseurs du Morbihan n’est autre que Stéphane Le Mignan qui a réussi la prouesse de faire monter le Vannes Olympic Club en Ligue 2 cette année (nous parlons de football, messieurs dames, un peu de concentration s’il vous plait).

Un avant-goût en vidéo

J’ai trouvé cette vidéo sur Internet, qui présente l’édition 2007, proche de celle de 2008 j’imagine.

Maintenant que je sais traduire et distinguer « parcours en B » et « parcours de ralliement », je suis tenté de penser que le plus dur est fait. J’ai également appris par cœur quelques phrases, qui peuvent toujours être utiles, comme :

« Ah oui, tous les équipages naviguent sur des Mumm30, une monotypie qui laisse le seul talent des marins s’exprimer sur l’eau» …

Qu’elle reste pourtant floue, ma perception de l’événement à 11 jours du départ !
Je m’imagine la flotte de bateaux à quai, les tentes du village qui s’étendent sur une longue allée, quelques haut-parleur qui alternent chansons grésillantes et voix nasillardes crachotant des horaires, des numéros, peut-être les noms des équipages. En français ? En anglais ?

J’imagine le calme de la journée, quand les bateaux sont au large et qu’à terre, on attend leur retour, on prépare leur retour.

Je sens d’ici l’excitation palpable quand les premiers pointent leur nez au loin, que le retour s’est amorcé, qu’on se prépare à accueillir nos marins qui compteront en commun un nez bronzé et la marque des lunettes de soleil.

Pour le reste, je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre… Combien de temps faut-il à 30 bateaux pour rentrer au port ? Arrivent-ils tous en même temps ? Et ensuite que se passe-t-il ? Se couchent-on tard, sur un tel événement ? Se lève-t-on aux aurores ?

Pour ma part, je sais où je serai… J’aurai cherché un point de vue pertinent pour faire quelques images de ces arrivées qui seront autant de petites finales quotidiennes. Je me délecterai de ces rapports entre les Hommes dans l’adversité, avec le fairplay induit par ce type de compétition. Puis dans ces fins de journées, je tâcherai de faire oublier que je ne suis pas d’ici. Tout pour se fondre dans la masse et s’oxygéner de tous ces morceaux de bravoure.

Une chose est sûre en tous cas : j’aurai le sourire inquiet de celui qui souhaite appartenir à une nouvelle famille mais qui sait qu’il repartira à la fin de l’été…

Rassurez-moi, ils sont accueillants, nos marins “dont seul le talent va s’exprimer sur l’eau” ?!

Mi-juin, l’heure est aux premières prises de contact

Qui mieux que les équipages eux-mêmes peuvent m’expliquer ce qui se passe pour eux pendant les 3 semaines qui précèdent le tant attendu TFV ?! Après quelques recherches pour retrouver la trace des valeureux sur la toile, je pars à l’assaut de leurs sites pour faire le plein d’informations sur leurs précédentes participations.

Les 29 équipages sont divisés en 3 catégories : les étudiants, les amateurs et les professionnels. Convaincu qu’ils seraient indulgents avec un jeune novice et sûr que je pouvais attendre d’eux un maximum de pédagogie, les étudiants étaient cette semaine les premiers avec qui j’ai pris contact. Logique, non ?

En plus des entraînements, ils ont passé l’année à expliquer et convaincre. Expliquer les dessous de leur projet ambitieux, convaincre tous les intervenants à se joindre à eux. Après les nouveaux étudiants en début d’année, les sponsors plus tard, les équipementiers, ils allaient bien être capables de me raconter de façon simple en quoi consistait pour eux une telle expérience ?!

J’ai frappé juste, ou dumoins à la bonne porte ! Des anges, ces étudiants. Alors même que les nuits sont courtes, qu’il ne leur reste plus qu’une poignée de journées pour arriver avec leur bateau fin prêt à Dunkerque, la plupart d’entre eux a gentiment pris le temps de répondre à mes questions.

Le temps de digérer toutes les informations qui m’ont été retournées et je vous proposerai un point complet sur la condition des équipages étudiants participant au TFV pendant les 2 semaines qui précèdent celui-ci. J’essaierai aussi d’obtenir des infos secrètes et des images en avant-première pour illustrer tout ça.

À 2 semaines du départ, les choses se dessinent et l’excitation monte. Vivement la mise à l’eau !