Par Rémi, Vendredi 11 juillet 2008 dans Rock on the Beach | 716 Commentaires »
Finalement, Les Shades et moi, on a un peu le même profil, sur le Tour de France Voile : des OVNIS qui essaient de mettre un pied dans cette famille.
Alors eux ils ont un avantage : ils sont sur scène tous les soirs pour s’exprimer et montrer ce qu’ils font ici. En ce qui me concerne, comme la plupart des équipages n’a pas Internet pendant la durée du TFV, je suis pas ennuyé, ils ne verront ce que je fais qu’à la toute fin, je peux donc écrire n’importe quoi sur eux, mes nouveaux amis resteront mes nouveaux amis jusqu’au 24 juillet.
je vais essayer de rester objectifs mais c’est pas simple. À force de voir leur petites frimousses traîner sur le stand de dégustation de vins de Bordeaux, à force d’assister au ballet des quelques groupies qui veulent leur parler et faire des photos, après avoir bien vu que sous leurs beaux habits des seventies et leurs lunettes de soleil vintage ce sont de grands timides, j’ai de l’affection pour nos beach rockers !

Alors si, quand même, je le dis sincèrement : je sais qu’ils peuvent faire beaucoup mieux que ce que j’ai vu. Et je ne désespère pas d’être impressionné à Toulon-Hyères à la fin de leur mois de vie commune, l’effet d’expérience aidant, ils auront progressé, c’est sûr !
Pour l’instant, les 4 compères du fond se reposent sur leur leader, qui se retrouve à devoir tout faire : occuper l’espace, chanter ses textes denses, faire les solos de guitare et monter sur les amplis. Et dans ce rôle-là, il s’en sort bien, et plus le concert défile, plus on se dit qu’il a de la ressource, même si ce n’est pas parfait.
Plus le concert défile, plus on se dit aussi que ses copains pourraient le soulager un peu de temps en temps. Mettons tout ça sur le compte du jeune âge, même si tout le monde le sait : ça ne veut rien dire.
Sur disque, j’entends quelque chose que je n’ai pas retrouvé sur scène : l’ambition d’utiliser 40 ans de culture pop, de la digérer le mieux possible pour la régurgiter, rehaussée d’une bonne dose de 21e siècle. Et tant pis si la voix est un peu criarde, les textes souvent denses, la volonté et la rigueur que nécessitent ce genre de projet sont là ou en tous cas on les devine largement à l’écoute du disque mais pas sur scène.
J’espère qu’ils nous en mettrons plein la vue d’ici la fin du mois et que je pourrai vous proposer une belle chronique de concert ! S’ils veulent, ils peuvent.

